Référent du clocher : Christian Rousse – 02.41.95.24.12 – courriel

Fête patronale : Saint Victor le 21 juillet

LA POUËZE
L’église est dédiée à saint Victor. Elle a été reconstruite en 1838 sur les ruines de l’ancienne dont l’origine remonterait au Xe siècle.
À l’intérieur, dans le second transept à droite, un remarquable vitrail aux riches couleurs est classé. Il est l’œuvre de Fournier de Tours. Il représente saint François d’Assise essayant de convertir – en vain – le sultan d’Égypte, entouré de personnages enturbannés, de sphinx, d’obélisques.
Les bras du premier transept servent de chapelles. Le deuxième transept et le chœur sont voûtés d’ogives avec des clés de voûtes peintes : on trouve les motifs des armes papales (Pie IX), le monogramme de la Vierge (AM), le buste du Christ, les armes de l’évêque d’ Angers (Angebault). Les stalles en bois du chœur sont également ornées des armoiries de deux grandes familles, les Tripier de Lozé (avec la devise « sur mon honneur ») et les La Grandière (avec la devise « Unguibus et virtute potens »).
Le chemin de croix en ardoise a été réalisé par M. Robin, sculpteur angevin en 1987. Le clocher est orné d’une flèche d’ardoise polygonale.

Chapelle sainte Emerance

La construction de la chapelle est attribuée au roi de France Louis XI. Pris de coliques lors d’une chasse au Plessis-Macé en 1472, il invoqua sainte Emerance, vénérée dans une petite chapelle à La Pouëze et après guérison, il fit reconstruire une chapelle et y envoya des reliques et une statue en argent de la sainte (fondue à la Révolution).
À l’intérieur, les voûtes gothiques sont de style Plantagenêt. On retrouve sur certaines clés de voûtes les trois fleurs de lys des rois capétiens et les armes du dauphin Charles VIII. C’est une chapelle à nef unique avec une abside et une chapelle latérale à croisée d’ogives.

L’autel conserve son ancien retable en pierre du XVe siècle, flanqué de deux pinacles fuselés avec une bordure de délicates guirlandes de fleurs, de pampres et d’arabesques. Une très belle statue moderne en pierre polychrome de la sainte remplace la statue en argent dorée offerte par Louis XI (de la grandeur d’une petite fille) et fondue à la révolution. Elle représente Ste Emérance portant dans son tablier les pierres de sa lapidation. La porte sacraire, du XVe siècle, est décorée en plis de serviette.

L’édifice est classé monument historique depuis 1959, la porte sacraire et le retable depuis 1979.
Une cérémonie y a lieu chaque année, autour du 23 janvier (Ste Emérance est le 23 janvier). Au cours d’une messe, on vient prier la sainte contre les maux de ventre, les peurs. À l’issue de la cérémonie, les fidèles dégustent la prune à l’eau-de-vie. Dans une époque plus lointaine des milliers de pèlerins accouraient de toutes parts ce jour-là mais on venait aussi en pèlerinage lors de catastrophes naturelles.